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    Économie

    Record d’endettement sénégalais : Barclays souffle sur les braises souveraines

    Publié par La Rédaction03/07/2025
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    Une révision sans appel des ratios d’endettement

    Dans sa mise à jour de mars 2024, la banque britannique Barclays a créé la stupeur en portant l’encours total de la dette sénégalaise à 119 % du produit intérieur brut, contre 99,7 % un an plus tôt. Le bond de vingt points fait du Sénégal la juridiction la plus endettée du continent selon les calculs de l’institution, dépassant même des économies traditionnellement exposées à de lourdes charges d’intérêts. Barclays fonde son estimation sur une dette libellée à 23 500 milliards de francs CFA à fin 2023 et un niveau de PIB qui, faute de statistiques consolidées pour 2024, demeure celui de l’exercice précédent. Le Fonds monétaire international, qui avait déjà tiré la sonnette d’alarme en avril 2024 en évoquant un ratio de 111,4 %, se trouve corroboré par cette nouvelle évaluation jugée « prudente » par plusieurs analystes indépendants.

    Turbulences sur le marché obligataire sénégalais

    À peine diffusées, les conclusions de Barclays ont provoqué une réaction immédiate des investisseurs. Depuis le début de 2025, les eurobonds en dollars libellés par Dakar ont reculé de 9,1 %, tandis que la ligne arrivant à échéance en 2033 s’échange autour de 64,69 cents pour un dollar. « La prime de risque sur le Sénégal a franchi un cap psychologique », observe un gérant de portefeuille basé à Londres, soulignant qu’une telle décote renchérit mécaniquement le coût de tout nouveau financement. La dégradation de la note souveraine à « B » par S&P Global Ratings en mars 2025 n’a pas arrangé la perception des acteurs de marché, désormais plus attentifs à la soutenabilité des finances publiques qu’aux promesses de croissance tirées par les hydrocarbures.

    La sensibilité des spreads souverains renvoie également à la structure même de la dette : 71 % des encours sont libellés en devises, contre 63 % à la fin de 2023. Cette internationalisation du passif amplifie l’exposition au risque de change, surtout dans un contexte de renforcement structurel du dollar vis-à-vis du franc CFA.

    Une dépendance accrue aux financements extérieurs

    La trajectoire budgétaire sénégalaise s’inscrit, depuis près d’une décennie, dans une logique de mobilisation de capitaux extérieurs pour financer des infrastructures structurantes. Si cette stratégie a permis de moderniser le réseau routier ou de lancer le Train express régional, elle a parallèlement réduit les marges de manœuvre nationales. Désormais, le service de la dette absorbe plus d’un quart des recettes fiscales, selon les chiffres communiqués par le ministère des Finances.

    Le basculement vers des taux plus onéreux, conséquence directe de la revalorisation du risque pays, risque de peser sur l’allocation des dépenses sociales. « Chaque hausse de 100 points de base représente près de 0,4 % du PIB en charges supplémentaires », calcule un économiste du Centre africain d’études macrofinancières. À court terme, Dakar pourrait être tenté de rallonger les maturités ou de solliciter davantage le marché domestique, mais cette option se heurte à la profondeur limitée de la base investisseur locale.

    L’audit annoncé, pierre angulaire de la crédibilité budgétaire

    Face aux interrogations, les autorités ont promis un audit indépendant couvrant la période 2019-2024. L’exercice, confié à un consortium d’experts internationaux et validé par la Cour des comptes, devra préciser la ventilation entre dette conventionnelle, obligations garanties et engagements hors bilan. Le gouvernement espère ainsi lever les doutes pesant sur la transparence de ses comptes, condition sine qua non à la reprise du programme de 1,8 milliard de dollars négocié avec le FMI mais actuellement suspendu. « Nous entendons rétablir la confiance des partenaires techniques et financiers », a récemment déclaré le ministre chargé de l’Économie devant l’Assemblée nationale.

    Le Fonds, dans ses communications, insiste sur la nécessité de recentrer les subventions, d’améliorer le rendement de la TVA et de plafonner la masse salariale publique. Ces recommandations pourraient constituer la matrice d’un nouveau cadre de référence pluriannuel, sous réserve que l’audit confirme la viabilité à moyen terme.

    Perspectives de désendettement : un horizon qui se dérobe

    Barclays anticipe un retour sous le seuil de 100 % du PIB à l’horizon 2034 seulement, repoussant de six ans l’objectif annoncé dans la Stratégie nationale d’endettement. La prudence de la banque britannique s’explique par la phase transitoire précédant l’exploitation à plein régime des gisements gaziers de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim. Si ces revenus futurs sont susceptibles d’améliorer la balance courante, ils ne sauraient à eux seuls compenser la dérive actuelle sans réforme fiscale et rationalisation des dépenses.

    Pour le moment, le Sénégal conserve un accès aux marchés, certes plus coûteux, mais encore fonctionnel. L’enjeu consiste donc à préserver cette fenêtre avant que les conditions ne se durcissent davantage. La trajectoire dessinée compose ainsi un subtil dosage entre orthodoxie budgétaire, gestion proactive de la maturité des instruments et monétisation progressive de la rente énergétique. Reste que les prochains mois seront scrutés à la loupe par les bailleurs, guettant la moindre inflexion susceptible de rassurer des investisseurs devenus exigeants dans un environnement global de normalisation monétaire.

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