Close Menu
    Articles les plus lus

    Eau potable à Mfilou : la station “Eau Pratique” change tout

    17/01/2026

    Adiac–Xinhua : l’accord discret qui change la donne

    17/01/2026

    Djiri: Hugues Ekouélé prend les rênes de l’hôpital

    16/01/2026
    Facebook X (Twitter) TikTok YouTube
    En direct depuis Brazzaville :
    • Eau potable à Mfilou : la station “Eau Pratique” change tout
    • Adiac–Xinhua : l’accord discret qui change la donne
    • Djiri: Hugues Ekouélé prend les rênes de l’hôpital
    • Pointe-Noire : deux Congolais sacrés Dr Honoris Causa
    • Talangaï : 6 338 pièces d’identité remises, voici qui en profite
    • Électricité et eau au Congo : Ouosso révèle le plan
    • Gaz butane au Congo : la hausse annulée, points de vente sous contrôle
    • Climat au Congo : Kouilou et Plateaux raflent tout
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    brazza24.combrazza24.com
    Demo
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza24.combrazza24.com
    Accueil»Politique»Procès Sansal: Kalam judiciaire à Alger, vertiges d’une plume encore indocile
    Politique

    Procès Sansal: Kalam judiciaire à Alger, vertiges d’une plume encore indocile

    Publié par Solange Mavoungou25/06/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Une audience expéditive, symptôme d’un climat sécuritaire tendu

    À peine vingt minutes ont suffi à la cour d’Alger, le 24 juin 2025, pour entendre Boualem Sansal et requérir dix ans de détention. Dans une atmosphère rendue électrique par la présence de gendarmes d’élite, l’écrivain est resté seul à la barre, assumant sa propre défense. « Je suis un homme libre », rappelle-t-il d’entrée, revendiquant la pleine autonomie de sa parole tenue, pour l’essentiel, depuis Paris. La présidente, Naïma Dahmani, reformule en arabe des griefs hétéroclites : entretien accordé au périodique français Frontières, propos sur l’histoire des frontières algériennes, échanges privés avec des diplomates et, surtout, supposées accointances avec le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie. Dans cette concaténation de faits, les juristes voient moins une infraction précise qu’une inquiétude diffuse de l’appareil d’État face aux voix dissonantes (analystes judiciaires à Alger, 25 juin 2025).

    Liberté d’expression versus unité nationale : l’argumentaire des parties

    Le parquet insiste sur l’ingratitude d’un auteur « né, élevé et soigné en Algérie », soupçonné de porter un regard systématiquement sombre sur son pays. Il convoque l’article 97 du code pénal, relatif aux atteintes à l’unité nationale, pour réclamer la peine maximale. Face à lui, Sansal réplique que ses critiques s’inscrivent dans « le procès de la littérature », expression déjà utilisée par l’auteur lors de son premier jugement, le 27 mars 2025. Les observateurs indépendants soulignent que la Constitution algérienne protège formellement la liberté d’opinion, mais que la loi sur la sécurité nationale – amendée en 2021 pour inclure les « entités criminelles cybernétiques » – sert désormais de toile de fond à la répression judiciaire de voix dissidentes (rapport Ligue algérienne des droits de l’Homme, avril 2024).

    Fracture mémorielle et crispation diplomatique avec Paris

    Dans les chancelleries européennes, l’affaire Sansal réactive la question sensible des mémoires post-coloniales. Le fait que l’écrivain s’exprime majoritairement en France, et qu’il évoque ses discussions privées avec l’ancien ambassadeur Xavier Driencourt ou l’ex-ministre Hubert Védrine, a été perçu à Alger comme une illustration supplémentaire de l’ingérence symbolique française. Paris, pour l’heure, adopte un ton feutré : le Quai d’Orsay se dit « attentif » à l’évolution du dossier, tout en rappelant son « attachement aux libertés fondamentales ». Dans l’entourage présidentiel à Paris, on reconnaît cependant « un espace de manœuvre réduit », la relation bilatérale ayant été fragilisée depuis la suspension partielle des visas en 2021.

    Le silence étudié des partenaires européens

    Ni Bruxelles ni Berlin ne se sont publiquement exprimés. Officiellement, l’Union européenne préfère attendre l’arrêt du 1ᵉʳ juillet avant d’envisager une réaction. Off the record, plusieurs diplomates estiment que « l’audience expéditive pourrait constituer un déni de justice manifeste » mais redoutent qu’une prise de position alimente le discours souverainiste algérien. L’enjeu énergétique n’est jamais très loin : l’Algérie demeure le troisième fournisseur de gaz naturel liquéfié de l’Europe, un statut qui confère à Alger une marge stratégique avérée (données Commission européenne, mai 2025).

    Scénarios d’issue et impact sur la scène littéraire

    Si la cour confirme la peine de dix ans ferme, plusieurs ONG prévoient une campagne internationale, à l’image du mouvement de soutien en faveur du journaliste Khaled Drareni en 2020. À l’inverse, une réduction de peine serait présentée par Alger comme la preuve d’une justice indépendante. Pour Sansal, quoi qu’il advienne, la judiciarisation de son œuvre risque de renforcer la dimension politique de sa production future. Déjà, ses éditeurs européens annoncent une réédition annotée de son roman Le Serment des barbares, assortie d’un essai inédit sur la censure. Dans les cercles littéraires maghrébins, certains redoutent un « effet domino » : la parole critique pourrait se replier encore davantage hors d’Algérie, accentuant l’exil intellectuel.

    Vers une nécessaire médiation multilatérale ?

    L’échelon bilatéral franco-algérien paraît saturé de contentieux symboliques. Une médiation discrète, impliquant le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, pourrait offrir une voie de sortie honorifique, suggèrent plusieurs universitaires algériens résidant à Genève. En parallèle, la diplomatie culturelle – via l’Unesco ou l’Organisation internationale de la Francophonie – disposerait d’outils pour replacer le débat sur le terrain de la création artistique plutôt que de la sécurité intérieure. Reste que, dans une conjoncture électorale délicate pour Alger, toute main tendue extérieure risque d’être perçue comme un cheval de Troie. La décision du 1ᵉʳ juillet fera donc office de baromètre : elle dira si l’Algérie souhaite s’engager dans une désescalade normative ou assumer un durcissement qui, in fine, pourrait isoler davantage sa scène intellectuelle.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentDu prêche au scroll : TikTok convertit la foi ghanéenne à l’ère Gen-Z
    Article Suivant Inclusion financière : le modèle nigérian ébranle-t-il le trône du cash africain ?

    Articles sur le même thème

    Assemblée nationale: Mvouba fixe le cap 2026

    13/01/2026

    Mossendjo : pourquoi la police rassure au quotidien

    12/01/2026

    À Kinkala, l’hommage fort à Bernard Kolelas en messe

    11/01/2026
    Événement
    Articles Récents

    Billets CAN 2025: ruée digitale avant le grand show

    13/10/202559

    Washington–Brazzaville : Françoise Joly relance un dialogue stratégique de confiance

    26/07/202539

    Bébés noirs : comment l’État sécurise et réinsère

    03/10/202526

    Brazzaville en deuil après le décès de Vichèle Mampouya

    28/10/202521
    Ne manquez pas
    Environnement

    Bilan 2025 : Françoise Joly, une diplomatie d’influence au service du repositionnement stratégique du Congo

    Publié par Sylvie Nkouka19/12/2025

    L’année 2025 s’impose comme l’une des plus denses de la diplomatie congolaise de la dernière…

    Congo-Russie : cap sur la protection des capitaux

    24/10/2025

    Budget-programme CEMAC : Brazzaville dans la lumière

    23/10/2025

    Congo-Chine : coulisses d’un partenariat stratégique

    01/09/2025
    Abonnez-vous
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Informations
    Informations

    Brazza24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok RSS
    Choix de la Rédaction

    Eau potable à Mfilou : la station “Eau Pratique” change tout

    17/01/2026

    Adiac–Xinhua : l’accord discret qui change la donne

    17/01/2026

    Djiri: Hugues Ekouélé prend les rênes de l’hôpital

    16/01/2026
    Articles Populaires

    Pointe-Noire : deux Congolais sacrés Dr Honoris Causa

    16/01/2026

    Talangaï : 6 338 pièces d’identité remises, voici qui en profite

    16/01/2026

    Électricité et eau au Congo : Ouosso révèle le plan

    15/01/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.