Close Menu
    Articles les plus lus

    Eau potable à Mfilou : la station “Eau Pratique” change tout

    17/01/2026

    Adiac–Xinhua : l’accord discret qui change la donne

    17/01/2026

    Djiri: Hugues Ekouélé prend les rênes de l’hôpital

    16/01/2026
    Facebook X (Twitter) TikTok YouTube
    En direct depuis Brazzaville :
    • Eau potable à Mfilou : la station “Eau Pratique” change tout
    • Adiac–Xinhua : l’accord discret qui change la donne
    • Djiri: Hugues Ekouélé prend les rênes de l’hôpital
    • Pointe-Noire : deux Congolais sacrés Dr Honoris Causa
    • Talangaï : 6 338 pièces d’identité remises, voici qui en profite
    • Électricité et eau au Congo : Ouosso révèle le plan
    • Gaz butane au Congo : la hausse annulée, points de vente sous contrôle
    • Climat au Congo : Kouilou et Plateaux raflent tout
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    brazza24.combrazza24.com
    Demo
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza24.combrazza24.com
    Accueil»Environnement»Le Congo entérine son ancrage à la Commission internationale du peuplier
    Environnement

    Le Congo entérine son ancrage à la Commission internationale du peuplier

    Publié par Sylvie Nkouka02/07/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Une adhésion stratégique dans la diplomatie forestière

    Dans les fastes de la quarante-quatrième Conférence de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le 30 juin dernier, la République du Congo a remis son instrument d’adhésion à la Commission internationale du peuplier (CIP). Le geste, hautement symbolique, s’est déroulé sous le regard du directeur général de la FAO, Qu Dongyu, conférant à l’événement une portée diplomatique assumée. Pour Brazzaville, rejoindre cet organe créé dès 1947 confirme sa volonté de se positionner au cœur des enceintes multilatérales consacrées aux essences forestières à croissance rapide.

    À l’heure où la gouvernance climatique se décline de plus en plus sur le terrain des solutions fondées sur la nature, l’affiliation congolaise à la CIP témoigne d’un pragmatisme : élargir la palette de ses partenaires techniques et accroître l’accès à des variétés génétiques éprouvées, tout en demeurant acteur responsable des engagements de l’Accord de Paris.

    Les coulisses d’un plaidoyer porté par Rosalie Matondo

    Ce ralliement n’est pas le fruit du hasard. Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière, avait déjà plaidé la cause congolaise lors de la vingt-septième session de la CIP à Bordeaux, du 22 au 26 octobre 2024. « Le Congo dispose de plus de deux millions d’hectares de terres aptes au reboisement intensif », avait-elle rappelé devant une assemblée où se côtoient généticiens, sylviculteurs et diplomates. La ministre, forte du soutien de la présidence, a également souligné la nécessité pour les pays du Bassin du Congo de bénéficier d’un transfert technologique adapté à leurs réalités écologiques.

    De retour à Brazzaville, le département qu’elle dirige a affiné son argumentaire, articulé autour de la cohérence entre la Stratégie nationale de développement durable et l’ambitieux Programme national d’afforestation et de reboisement (PRONAR). L’ambassadeur Henri Okemba a porté officiellement le dossier devant la FAO à Rome, où il a reçu l’accusé de réception confirmant l’aboutissement des tractations.

    La CIP, un levier pour le Programme national d’afforestation

    La CIP n’est pas qu’un club scientifique restreint aux peupliers. Depuis la réforme de son mandat en 2004, l’institution accueille toute essence utile aux populations et à l’environnement. Peupliers, eucalyptus, gmelina ou acacia s’y côtoient, répondant à la fois à la demande en bois d’œuvre, en biomasse énergétique et aux impératifs de restauration des terres dégradées. Pour le PRONAR, dont l’objectif est de planter un million d’hectares d’ici 2035, l’expertise cumulative de la CIP constitue un accélérateur notable.

    À travers son adhésion, le Congo obtient un accès privilégié aux bases de données phytogénétiques, aux retours d’expérience sur l’optimisation des rendements et aux techniques de dépollution par phytoremédiation. Le secrétariat de la CIP organise régulièrement des missions d’appui dans les États membres, offrant une plateforme d’échanges Sud-Sud que Brazzaville compte bien activer, particulièrement avec l’Argentine et la Chine, deux pionniers de la populiculture industrielle.

    Bioéconomie et diversification : un potentiel à valoriser

    Au-delà du reboisement, la CIP sert de porte d’entrée vers une bioéconomie en plein essor. Les fibres issues des peupliers ou des eucalyptus alimentent déjà la filière papier-carton mondiale et suscitent des innovations dans les biocomposites destinés au bâtiment. Pour le Congo, qui ambitionne de réduire sa dépendance aux hydrocarbures, la création de zones économiques spéciales tournées vers la transformation du bois pourrait devenir un gisement d’emplois qualifiés.

    Le gouvernement table sur un effet multiplicateur : l’augmentation des surfaces plantées fournira à terme une ressource régulière pour la production de panneaux de contreplaqué, de pellets exportables ou encore de bio-éthanol. Dans la même logique, la coopération avec les universités partenaires est appelée à se renforcer afin d’alimenter la recherche sur les lignines et les sucres cellulosiques, briques essentielles de l’économie circulaire.

    Rome, Bordeaux, Brazzaville : une trajectoire multilatérale

    L’itinéraire qui relie les réunions bordelaises de 2024 au dépôt de l’instrument d’adhésion en 2025 illustre la maîtrise des codes diplomatiques par la partie congolaise. Entre les deux villes, des consultations interservices ont permis de calibrer la feuille de route, tandis que l’Union africaine et la Commission des forêts d’Afrique centrale ont été tenues informées, gage de transparence régionale.

    Selon plusieurs observateurs présents à Rome, le Congo a ainsi montré qu’il était en capacité de tenir un agenda compatible avec les exigences de la diplomatie climatique. La démarche offre également un contrepoint aux critiques récurrentes concernant la mise en œuvre des engagements forestiers en Afrique centrale, en soulignant l’importance d’institutions spécialisées pour accompagner les États.

    Vers un leadership régional sur les essences à croissance rapide

    À moyen terme, Brazzaville pourrait devenir une plateforme de référence pour la sélection clonale et la diffusion de semences certifiées destinées à l’Afrique subsaharienne. Le ministère de l’Économie forestière envisage de convoquer, en coordination avec le secrétariat de la CIP, un atelier continental sur les meilleures pratiques de populiculture, permettant de mutualiser les retours de terrain et d’harmoniser les protocoles sanitaires.

    En s’ancrant dans la CIP, le Congo consolide non seulement son Programme national d’afforestation mais aussi son image d’interlocuteur crédible sur les enjeux de carbone et de biodiversité. Cette dynamique, soutenue par des partenaires techniques et financiers, pourrait bien redessiner la carte de l’économie verte au sein du Bassin du Congo.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentPwC France-Maghreb : Benoist vise +20 % de marché dans l’imprévisible
    Article Suivant Eko Agence : la diplomatie d’influence made in Libreville séduit le continent

    Articles sur le même thème

    Climat au Congo : Kouilou et Plateaux raflent tout

    15/01/2026

    Assainissement à Brazzaville: l’appel fort du ministre

    08/01/2026

    Brazzaville : ces jeunes qui transforment les espaces verts

    06/01/2026
    Événement
    Articles Récents

    Billets CAN 2025: ruée digitale avant le grand show

    13/10/202559

    Washington–Brazzaville : Françoise Joly relance un dialogue stratégique de confiance

    26/07/202539

    Bébés noirs : comment l’État sécurise et réinsère

    03/10/202526

    Brazzaville en deuil après le décès de Vichèle Mampouya

    28/10/202521
    Ne manquez pas
    Environnement

    Bilan 2025 : Françoise Joly, une diplomatie d’influence au service du repositionnement stratégique du Congo

    Publié par Sylvie Nkouka19/12/2025

    L’année 2025 s’impose comme l’une des plus denses de la diplomatie congolaise de la dernière…

    Congo-Russie : cap sur la protection des capitaux

    24/10/2025

    Budget-programme CEMAC : Brazzaville dans la lumière

    23/10/2025

    Congo-Chine : coulisses d’un partenariat stratégique

    01/09/2025
    Abonnez-vous
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Informations
    Informations

    Brazza24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok RSS
    Choix de la Rédaction

    Eau potable à Mfilou : la station “Eau Pratique” change tout

    17/01/2026

    Adiac–Xinhua : l’accord discret qui change la donne

    17/01/2026

    Djiri: Hugues Ekouélé prend les rênes de l’hôpital

    16/01/2026
    Articles Populaires

    Pointe-Noire : deux Congolais sacrés Dr Honoris Causa

    16/01/2026

    Talangaï : 6 338 pièces d’identité remises, voici qui en profite

    16/01/2026

    Électricité et eau au Congo : Ouosso révèle le plan

    15/01/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.