Un coup de frais pour l’amphithéâtre historique
La Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Marien Ngouabi vient de retrouver l’éclat qu’elle mérite. L’amphithéâtre central, pièce maîtresse de ce campus brazzavillois, a été entièrement réhabilité par la Fondation Burotop Iris, offrant un nouvel espace d’étude aux milliers d’étudiants qui le fréquentent.
Délabrement des murs, éclairage vacillant, équipements vétustes : tel était le constat dressé ces dernières années. En réponse, la Fondation, reconnue pour son engagement citoyen, a financé et supervisé toutes les étapes du chantier, du diagnostic initial à la remise officielle des clés.
Une réponse concrète aux besoins des étudiants
Lors de la réception, le professeur Basile Bossoto, représentant la direction de la faculté, n’a pas caché sa satisfaction. Selon lui, l’initiative redonne confiance à la communauté universitaire et démontre l’impact que les partenariats avec le secteur privé peuvent avoir sur la qualité de l’enseignement.
« L’action posée par la Fondation Burotop Iris allège les conditions d’étude des étudiants, qui peuvent désormais suivre leurs cours dans des conditions optimales », a-t-il insisté, ajoutant que le projet épouse la dynamique nationale d’amélioration continue du système éducatif.
La Fondation Burotop Iris, un acteur durable
Côté Fondation, Romaine Gangoyi, Responsable des Opérations, a remis symboliquement les clés de l’amphithéâtre réhabilité. Il a réaffirmé que l’éducation reste un axe prioritaire de la politique sociétale de Burotop Iris, considérée comme un pilier essentiel du développement durable.
La communauté étudiante a applaudi la modernisation complète du réseau électrique, désormais capable d’alimenter projecteurs, ordinateurs et climatiseurs sans interruption. Les séances de travaux pratiques, souvent perturbées par des pannes, pourront se tenir dans un environnement stable et sécurisé.
Des travaux complets, de la peinture à la sonorisation
Le programme de réhabilitation a inclus la mise en peinture intégrale, la réfection du plafond, l’installation d’un système de sonorisation haute fidélité et la pose d’une climatisation adaptée au climat équatorial. Des tableaux blancs, tables-bancs ergonomiques et bureaux pour enseignants complètent désormais l’équipement.
Le chantier, mené avec des entreprises locales, a aussi permis de former de jeunes techniciens congolais. Selon le chef d’équipe, cette expérience a renforcé leurs compétences en maintenance d’infrastructures universitaires, ouvrant la voie à des emplois durables dans le secteur du bâtiment.
Une mobilisation saluée par l’université
Pour beaucoup d’étudiants, la rénovation dépasse la simple esthétique. Elle traduit une reconnaissance tangible de leurs besoins quotidiens. « Nous percevons enfin un intérêt concret pour notre avenir », confie Mireille, étudiante en licence de biologie, ravie de suivre les cours dans un cadre rafraîchi.
Au-delà des bancs, l’université espère que ce nouvel atout favorisera l’organisation de colloques scientifiques et de conférences internationales. Un amphithéâtre attractif représente, selon la direction, un argument majeur pour attirer des intervenants extérieurs et renforcer la visibilité de la recherche congolaise.
Vers un campus plus attractif et durable
Le projet illustre l’importance croissante de la responsabilité sociétale des entreprises au Congo-Brazzaville. En investissant près de cinquante millions de francs CFA, Burotop Iris montre qu’une entreprise peut concilier performance économique et soutien concret aux priorités nationales.
Plusieurs enseignants rappellent que la modernisation des infrastructures améliore l’assiduité et la réussite des étudiants. Des études locales signalent qu’un environnement de travail confortable réduit le taux d’absentéisme et encourage la participation en cours magistral.
Appel à la consolidation des partenariats publics-privés
Les autorités universitaires envisagent la signature de nouvelles conventions avec d’autres partenaires privés pour poursuivre la réhabilitation des laboratoires et des bibliothèques. Elles soulignent que la coopération public-privé représente une stratégie complémentaire aux financements étatiques.
La Fondation Burotop Iris souhaite étendre ses actions à d’autres départements universitaires, notamment dans les filières technologiques et médicales. L’objectif affiché est d’accompagner la montée en compétence d’une jeunesse prête à relever les défis de la diversification économique.
Les responsables encouragent aussi les étudiants à préserver ces installations. Des équipes mixtes d’entretien, composées d’agents de la faculté et de volontaires, seront installées pour garantir la durabilité des équipements et éviter un retour prématuré à la vétusté.
« Chaque franc investi n’aura de valeur que si le matériel est préservé », rappelle Romaine Gangoyi, invitant les utilisateurs à adopter une culture de maintenance préventive. La Fondation prévoit des sessions de sensibilisation axées sur la gestion responsable des ressources communes.
En attendant, l’amphithéâtre réhabilité fait déjà l’unanimité. Les premiers cours dispensés ont confirmé le confort acoustique et thermique de la salle. Dans les travées fraîchement peintes, enseignants et étudiants partagent désormais le même sentiment : celui d’une rentrée placée sous le signe du renouveau.
