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    Accueil»Économie»La Tanzanie fait danser son shilling : BoT coupe les taux pour la relance
    Économie

    La Tanzanie fait danser son shilling : BoT coupe les taux pour la relance

    Publié par Jean Dupont03/07/2025
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    Un geste qui confirme une inflexion stratégique

    En abaissant son taux directeur de 25 points de base à 5,75 %, la Bank of Tanzania (BoT) adopte une posture plus accommodante après quatre réunions successives marquées par le statu quo. L’institution, dirigée par Emmanuel Tutuba, affiche ainsi sa volonté de soutenir la demande intérieure, alors que le Produit intérieur brut a progressé de 5,5 % en 2024 selon le ministère des Finances. Dans son communiqué du 3 juillet, la BoT souligne que « la trajectoire de l’inflation demeure compatible avec notre cible de moyen terme » (BoT, 2025).

    Ce choix intervient à un moment où les tensions géopolitiques mondiales donnent des signes d’apaisement et où la Fed américaine marque une pause dans son cycle de resserrement. Les marges dégagées offrent de la latitude à la Tanzanie pour doper la consommation privée et l’investissement sans compromettre la stabilité financière.

    Des fondamentaux macroéconomiques rassurants

    Depuis l’introduction officielle du taux directeur en janvier 2024, l’inflation annuelle ressort autour de 3 %, bien en deçà du plafond de 5 % retenu par Dodoma. La saison des récoltes, favorable à la détente des prix alimentaires, et la solidité relative du shilling face au dollar ont joué un rôle central dans ce maintien. De plus, la réserve de change – estimée à 5,4 milliards de dollars – assure environ cinq mois d’importations, un niveau jugé « confortable » par le Fonds monétaire international (FMI, 2024).

    Le faible niveau d’inflation permet donc d’amortir le coût social d’une politique monétaire expansionniste et de limiter les risques de surchauffe. D’un point de vue théorique, la courbe de Phillips semble pour l’instant se déplacer plutôt que de s’incliner, suggérant qu’un accroissement de la production peut encore être obtenu sans pressions trop marquées sur les prix.

    Quels leviers pour amplifier la croissance ?

    Le gouvernement table sur une croissance de 6 % en 2025, un objectif réaliste à la lumière des grands chantiers d’infrastructures en cours. La mise en service progressive du barrage hydroélectrique Julius Nyerere (2 115 MW) devrait accroître la capacité énergétique nationale et réduire la facture d’importation de carburants. Par ricochet, l’amélioration de l’accès à l’électricité pourrait stimuler les secteurs manufacturier et minier, tout en consolidant l’intégration régionale du réseau électrique.

    Dans le même temps, la baisse du coût du crédit constitue un message fort à l’endroit des petites et moyennes entreprises, pilier de l’emploi urbain. Les banques commerciales seront incitées à réviser leurs barèmes, alors que le taux moyen des prêts oscillait encore à 15 % fin 2024. Si ce canal du crédit fonctionne pleinement, l’économie informelle pourrait progressivement être absorbée dans le tissu productif formel, apportant de précieuses ressources fiscales à l’État.

    Une lecture attentive des risques externes

    Malgré les indicateurs favorables, la BoT reste lucide quant aux incertitudes qui pèsent sur la conjoncture mondiale. La montée des primes de risque sur les marchés obligataires émergents ou une reprise inattendue des tensions commerciales États-Unis-Chine demeurent des facteurs de vulnérabilité. Toutefois, la résilience des prix des métaux, dont dépend une partie des exportations tanzaniennes, et la croissance soutenue des services logistiques liés au port de Dar es-Salaam offrent une couverture partielle contre ces chocs.

    Dans cette optique, la prudence reste de mise : le comité de politique monétaire a d’ailleurs prévenu qu’il « n’hésiterait pas à recalibrer l’orientation future si l’environnement international venait à se détériorer ». Le recours à des instruments macroprudentiels complémentaires, tels que les réserves obligatoires ou les lignes de swaps régionales, pourrait également préserver la stabilité du secteur bancaire.

    Regards croisés sur la politique monétaire est-africaine

    La décision de Dodoma résonne au-delà de ses frontières. Au Kenya, la Banque centrale a maintenu son taux à 10,5 %, davantage préoccupée par la dépréciation du shilling kenyan. En Ouganda, la Bank of Uganda a entamé un cycle de détente plus timide. Cette divergence illustre la difficulté d’harmoniser les politiques monétaires dans une Communauté d’Afrique de l’Est qui ambitionne pourtant une union monétaire à moyen terme.

    Les partenaires bilatéraux saluent néanmoins le pragmatisme tanzanien. Selon un diplomate européen basé à Dar es-Salaam, « cette baisse mesurée renforce la crédibilité de la BoT, car elle apparaît dictée par les données, non par un calendrier politique ». Le marché des eurobonds a, de fait, réagi positivement : le spread souverain à dix ans s’est resserré de 20 points de base dans les heures ayant suivi l’annonce.

    Équilibre délicat entre ambition et vigilance

    Au-delà du symbole, la réduction du taux directeur place la Tanzanie devant une équation qu’aucune économie émergente n’ignore : comment soutenir la croissance sans déstabiliser le cadre macroéconomique ? Pour l’heure, la trajectoire paraît maîtrisée. La faiblesse de l’endettement domestique, la discipline budgétaire relative et la diversification progressive des exportations dessinent un horizon encourageant.

    Toutefois, la réussite de cette stratégie dépendra de l’absorption efficace des investissements dans les infrastructures et de la capacité des autorités à renforcer l’inclusion financière. En d’autres termes, l’élan monétaire devra être relayé par des réformes structurelles robustes afin de préserver la compétitivité et de contenir les inégalités. C’est à ce prix que la « nouvelle danse du shilling » pourra se transformer en croissance durable.

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