Close Menu
    Articles les plus lus

    CAN 2025: Sénégal-Égypte et Maroc-Nigeria, du lourd

    13/01/2026

    Assemblée nationale: Mvouba fixe le cap 2026

    13/01/2026

    CAN Maroc 2025 : AGL lance une caravane solidaire

    13/01/2026
    Facebook X (Twitter) TikTok YouTube
    En direct depuis Brazzaville :
    • CAN 2025: Sénégal-Égypte et Maroc-Nigeria, du lourd
    • Assemblée nationale: Mvouba fixe le cap 2026
    • CAN Maroc 2025 : AGL lance une caravane solidaire
    • Le nouveau roman d’Henri Djombo secoue les lecteurs
    • Mossendjo : pourquoi la police rassure au quotidien
    • Bryan Passi signe à Valenciennes: le pari défense
    • À Kinkala, l’hommage fort à Bernard Kolelas en messe
    • Hôpitaux au Congo : l’Italie injecte 236 M€ en équipements
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    brazza24.combrazza24.com
    Demo
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza24.combrazza24.com
    Accueil»Économie»Inclusion financière : le modèle nigérian ébranle-t-il le trône du cash africain ?
    Économie

    Inclusion financière : le modèle nigérian ébranle-t-il le trône du cash africain ?

    Publié par Jean Dupont25/06/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Un paradoxe continental persistant

    Malgré une pénétration du téléphone mobile qui dépasse aujourd’hui 80 % dans de nombreuses capitales africaines, plus de 400 millions d’habitants demeurent exclus des services financiers formels, selon les estimations croisées de la Banque mondiale et de l’Alliance for Financial Inclusion. L’écart grandissant entre l’essor des infrastructures numériques et la persistance du cash confère à la question d’une architecture de paiement inclusive une dimension stratégique. À Lagos, la « visite d’apprentissage » organisée du 16 au 20 juin 2025 par AfricaNenda et le Nigeria Inter-Bank Settlement System (NIBSS) a réuni une dizaine de banques centrales aux côtés d’opérateurs privés afin d’examiner les ressorts d’un éventuel saut d’échelle continental.

    Le laboratoire nigérian et son NIP

    Mis en service dès 2011, le Nigeria Inter-Bank Settlement System Instant Payment (NIP) traite aujourd’hui près d’un milliard de transactions mensuelles. Conçu dans un contexte de fragmentation du marché domestique, le dispositif relie banques, fintechs et opérateurs d’argent mobile sans discrimination tarifaire. Il fonctionne en continu, 24 h/24 et 7 j/7, tout en respectant les exigences de la norme ISO 20022. Pour Robert Ochola, directeur général d’AfricaNenda, « le NIP démontre qu’il est possible de bâtir des rails de paiement qui rompent avec la logique d’exclusion héritée des systèmes bancaires classiques ». L’enjeu est désormais de tester la robustesse de ce modèle hors des frontières nigérianes.

    Interopérabilité et souveraineté numérique

    Au-delà de l’efficacité transactionnelle, la question de l’interopérabilité renvoie à un enjeu de souveraineté. Premier Oiwoh, directeur général du NIBSS, estime que « l’Afrique doit déconstruire les schémas coloniaux hérités et produire ses propres standards ». L’idée d’un espace panafricain de règlements, évoquée depuis la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), s’appuie sur la mise en place de ponts techniques entre systèmes nationaux. La maîtrise locale du code et la gouvernance collective des commutateurs de paiement visent à limiter la dépendance à des prestataires extra-continentaux, tout en réduisant les coûts pour les petits commerçants et les travailleurs informels.

    Le rôle pivot des régulateurs

    Les banques centrales présentes à Lagos – du Ghana à la Tanzanie – reconnaissent que l’harmonisation réglementaire conditionne la réussite d’un système transfrontière. Musa Jimoh, représentant de la Banque centrale du Nigeria, rappelle que « le concurrent numéro un reste toujours le cash ». Pour dépasser ce plafond de verre, les régulateurs envisagent la création d’un forum continental dédié à la supervision des paiements instantanés. Objectif : fixer des exigences communes en matière de lutte contre le blanchiment, de protection des données et de cybersécurité, sans pour autant brider l’innovation des fintechs locales.

    Ingénierie de la confiance et sécurité des données

    L’adhésion des citoyens à un système dématérialisé dépend de la confiance accordée à la gestion de leurs données. Le NIP nigérian affirme un taux de disponibilité proche de 100 % grâce à des centres de secours géo-redondants et à un protocole d’authentification biométrique. Pourtant, l’extension de ce modèle à des pays aux capacités techniques inégales pose la question de l’investissement initial. La Banque africaine de développement évalue à 3 milliards de dollars l’effort cumulé nécessaire pour sécuriser les infrastructures critiques dans l’ensemble des États participants, un montant modeste au regard des 50 milliards de dollars de transferts intra-africains encore réglés en espèces chaque année.

    Géopolitique des rails de paiement

    La diffusion d’un standard de paiement n’est jamais neutre. En mettant en avant le NIP, Abuja ambitionne de renforcer son soft power financier. Certains observateurs, notamment au Caire et à Nairobi, redoutent une forme d’hégémonie technologique. Le directeur d’un opérateur kényan de mobile money confie, sous couvert d’anonymat, « craindre un recentrage des flux sur la côte atlantique si l’interopérabilité tourne au tête-à-queue politique ». Cette dimension géopolitique explique la prudence manifestée par plusieurs capitales désireuses de préserver leurs écosystèmes domestiques tout en s’arrimant à une initiative panafricaine.

    Vers une feuille de route continentale

    La semaine d’échanges à Lagos a accouché d’un engagement de principe : chaque délégation s’est déclarée prête à conduire, sous douze mois, un audit de compatibilité de ses systèmes avec les normes techniques du NIP. AfricaNenda a indiqué qu’elle financera des missions d’assistance dans huit pays pilotes, tandis que le NIBSS ouvrira une sandbox régionale. Reste à convaincre les législateurs nationaux d’alléger les barrières tarifaires et d’adopter une fiscalité incitative sur les micro-paiements. Si ces conditions se matérialisent, la promesse d’une inclusion financière à coût marginal zéro pourrait enfin dépasser le stade du slogan, offrant au continent les fondations d’un marché intérieur africain pleinement numérisé.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentProcès Sansal: Kalam judiciaire à Alger, vertiges d’une plume encore indocile
    Article Suivant Burkina Faso : le spectre de Sankara recyclé, la révolution en trompe-l’œil

    Articles sur le même thème

    Hiswaca au Congo : la plateforme qui booste les stats

    09/01/2026

    Faux recrutements LCDE : l’alerte arnaque qui circule

    07/01/2026

    FHIC 2026 : tournée jeunesse pour booster l’économie

    01/01/2026
    Événement
    Articles Récents

    Billets CAN 2025: ruée digitale avant le grand show

    13/10/202559

    Washington–Brazzaville : Françoise Joly relance un dialogue stratégique de confiance

    26/07/202539

    Bébés noirs : comment l’État sécurise et réinsère

    03/10/202526

    Brazzaville en deuil après le décès de Vichèle Mampouya

    28/10/202521
    Ne manquez pas
    Environnement

    Bilan 2025 : Françoise Joly, une diplomatie d’influence au service du repositionnement stratégique du Congo

    Publié par Sylvie Nkouka19/12/2025

    L’année 2025 s’impose comme l’une des plus denses de la diplomatie congolaise de la dernière…

    Congo-Russie : cap sur la protection des capitaux

    24/10/2025

    Budget-programme CEMAC : Brazzaville dans la lumière

    23/10/2025

    Congo-Chine : coulisses d’un partenariat stratégique

    01/09/2025
    Abonnez-vous
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Informations
    Informations

    Brazza24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok RSS
    Choix de la Rédaction

    CAN 2025: Sénégal-Égypte et Maroc-Nigeria, du lourd

    13/01/2026

    Assemblée nationale: Mvouba fixe le cap 2026

    13/01/2026

    CAN Maroc 2025 : AGL lance une caravane solidaire

    13/01/2026
    Articles Populaires

    Le nouveau roman d’Henri Djombo secoue les lecteurs

    12/01/2026

    Mossendjo : pourquoi la police rassure au quotidien

    12/01/2026

    Bryan Passi signe à Valenciennes: le pari défense

    12/01/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.