Une prise de parole très attendue à Brazzaville
Vendredi 7 novembre 2025, Donald Mobobola a réuni la presse nationale dans un hôtel du centre-ville de Brazzaville. Face aux caméras, le président du Mouvement des Jeunes Présidentiels (MJP) a livré son analyse de « l’environnement sociopolitique national » et évoqué les prochaines étapes de son parti.
La lutte contre le banditisme saluée
Dès l’ouverture, il a félicité les forces de sécurité pour la traque des « Bébés noirs » et des « Kulunas », deux phénomènes criminels qui inquiétaient les habitants de Brazzaville et Pointe-Noire. « Nos concitoyens peuvent désormais vaquer librement à leurs occupations », a-t-il assuré.
Le rôle clé de la DGSP
Donald Mobobola a mis en avant la Direction générale de la sécurité présidentielle, décrite comme un « rempart » contre le grand banditisme urbain. Selon lui, la synergie entre la DGSP, la police et la gendarmerie a permis de sécuriser des quartiers auparavant classés zones rouges, notamment Moukondo et Mayanga.
Sécurité, un enjeu au-delà des partis
Revenant sur les critiques formulées par certains opposants, le dirigeant du MJP a estimé que « la sécurité des Congolais ne doit pas être un sujet de division politique ». Il a appelé tous les courants à soutenir l’opération plutôt qu’à la juger, rappelant que la Constitution fait de la protection des citoyens un devoir partagé.
Appel à la responsabilité collective
« Au lieu de critiquer, sachons reconnaître », a-t-il lancé. Le public, composé de journalistes et de sympathisants, a accueilli ces mots par quelques applaudissements. Pour lui, l’adhésion populaire à la campagne de sécurisation reste le meilleur moyen de décourager les réseaux criminels encore actifs dans certaines communes périphériques.
Des recommandations pour éviter les dérapages
Soucieux de prévenir toute dérive, Donald Mobobola a formulé trois alertes. Premièrement, interdire la récupération politique de l’opération afin qu’elle reste un bien commun. Deuxièmement, bannir les abus d’autorité et les règlements de comptes. Troisièmement, identifier scrupuleusement les vrais délinquants pour ne pas inquiéter d’innocents.
Un message d’espoir aux familles
« Nous savons que certaines mères craignent les patrouilles », a reconnu l’orateur. Il a insisté sur la nécessité pour les unités engagées de communiquer davantage, de recenser chaque interpellation et de faciliter l’accès des familles aux informations, afin de consolider la confiance avec la population.
La SNPC citée en exemple de citoyenneté
Le président du MJP a également tenu à souligner l’engagement social de la Société nationale des pétroles du Congo. Selon lui, la rénovation de salles de classe à Makélékélé et la dotation d’équipements sportifs aux lycées techniques illustrent « une responsabilité sociale exemplaire » de l’entreprise publique.
Des chantiers sociaux à multiplier
Donald Mobobola a invité d’autres sociétés, publiques comme privées, à emboîter le pas : « Le développement local n’est pas seulement l’affaire de l’État, il relève de l’engagement de tous les acteurs économiques ». Il a évoqué des projets d’éclairage public et de microcrédit pour la jeunesse urbaine.
Cap sur les échéances internes du MJP
Côté organisation, une session du bureau politique et du comité central est prévue avant la fin de l’année. Les débats porteront sur le renforcement des sections départementales et la mobilisation numérique, priorité pour toucher les 16-35 ans connectés.
Une délégation russe bientôt reçue
Le leader du MJP a confirmé la prochaine arrivée d’une délégation officielle de la Fédération de Russie. Le programme comprend des rencontres avec des jeunes entrepreneurs congolais, un forum sur la formation technique et une visite du port en eaux profondes de Pointe-Noire.
Soutien renouvelé à Denis Sassou Nguesso
Sans détour, Donald Mobobola a réaffirmé que son mouvement « soutiendra sans réserve la candidature de Denis Sassou Nguesso ». Selon lui, la stabilité et l’unité nationale constituent le socle du développement, et le chef de l’État incarne cette continuité politique.
La paix, préalable à la prospérité
Il a rappelé que les bouleversements sécuritaires dans certains pays africains prouvent l’importance d’une gouvernance forte et de la cohésion interne. « L’avenir du Congo se construit dans la paix », a-t-il insisté, citant la croissance attendue du PIB non pétrolier grâce aux réformes logistiques.
Réactions mesurées de l’assistance
À la sortie, plusieurs participants se sont dits satisfaits de la clarté du message. Un étudiant a confié que « les jeunes attendent des actions concrètes contre le chômage ». Un cadre du MJP a, pour sa part, salué la crédibilité gagnée par le mouvement auprès des bailleurs de fonds internationaux.
Vers un pacte sécuritaire élargi
Analystes et ONG locales observent que la campagne contre les « Bébés noirs » pourrait devenir un modèle de coopération entre État, partis et société civile. La clé, selon eux, résidera dans la transparence des opérations et le respect des droits de l’Homme, deux points martelés durant la conférence.
Mobilisation numérique et relais communautaires
Le MJP promet de renforcer sa présence sur les réseaux sociaux pour diffuser les consignes de sécurité et valoriser les bons comportements citoyens. Des ambassadeurs communautaires seront désignés dans chaque arrondissement de Brazzaville pour relayer les informations en langues locales.
Un rendez-vous placé sous le signe de l’unité
En conclusion de près de deux heures d’échanges, Donald Mobobola a invité les Congolais à « se serrer les coudes » autour des forces de l’ordre. « La sécurité n’est ni de gauche ni de droite », a-t-il répété avant de quitter la salle, promettant un suivi régulier des avancées.
