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    Accueil»Politique»Cinq années ferme pour Boualem Sansal : la justice algérienne persiste et signe
    Politique

    Cinq années ferme pour Boualem Sansal : la justice algérienne persiste et signe

    Publié par Solange Mavoungou01/07/2025
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    Un verdict confirmé au terme d’une audience à haute tension

    Dans l’austère bâtisse du tribunal de Dar El Beida, la lecture de l’arrêt n’a duré que quelques minutes, mais son écho se prolonge déjà bien au-delà des murs du prétoire. La cour a entériné, mardi, la peine de cinq années d’emprisonnement infligée en première instance à Boualem Sansal, 80 ans, pour « atteinte à l’intégrité du territoire national ». Le parquet avait requis dix ans ; la défense plaidait la liberté d’expression. Ni l’une ni l’autre des thèses n’a véritablement été entendue, la formation collégiale estimant que les propos de l’écrivain à un média français relevaient d’une « négation du consensus historique sur les frontières » (AFP).

    L’avocat de l’accusé, Me Chaïb, a dénoncé « une lecture maximaliste de la norme pénale », tandis qu’une poignée de militants attendaient à l’extérieur, dans un silence tendu, le résultat de l’audience à huis clos. Au même instant, sur les réseaux sociaux, les réactions oscillaient entre patriotisme revigoré et inquiétude quant à l’image de la justice algérienne.

    Boualem Sansal, plume doublement dissidente

    Figure littéraire célébrée à Paris, contempteur ancien des dérives islamistes comme des lenteurs de la bureaucratie algérienne, Sansal incarne la complexité des identités post-coloniales. Ses romans, restés disponibles dans les librairies d’Alger malgré son ton volontiers iconoclaste, tressent une langue française nourrie de réminiscences kabyles et de références européennes. Aux yeux d’une partie de la jeunesse urbaine, il symbolise une aspiration à la critique franche, longtemps confinée aux cercles intellectuels de la diaspora.

    Ce capital symbolique a cependant un revers. Dans un État dont la mémoire de la guerre d’indépendance façonne encore la cohésion nationale, les paroles d’un écrivain reconnu à l’étranger peuvent être perçues comme des intrusions inacceptables. « La frontière est rouge », confie un haut fonctionnaire algérien joint par téléphone, rappelant que « toute contestation publique de l’intégrité territoriale heurte la sensibilité collective ».

    La sensibilité territoriale, pilier doctrinal d’Alger

    Depuis 1962, la diplomatie algérienne érige la défense des frontières héritées de la colonisation en principe cardinal. Dans ce cadre, la remarque de Sansal selon laquelle la France aurait, à l’époque coloniale, « légué » au futur État algérien un territoire appartenant historiquement au Maroc a été interprétée comme un défi frontal. Les autorités y voient un alignement implicite sur la position de Rabat, au moment même où la crise saharienne ravive la rivalité entre les deux voisins du Maghreb.

    Alors que le ministère algérien des Affaires étrangères n’a pas commenté la décision de justice, plusieurs éditorialistes proches du pouvoir ont souligné que le procès relevait du registre strictement pénal. Toutefois, l’imbrication entre considérations judiciaires et enjeux géopolitiques nourrit l’impression d’une réponse politique à un discours jugé déstabilisateur.

    Paris et Alger, un dialogue devenu soupçon

    La réaction française n’a pas tardé. Emmanuel Macron a déclaré, dès la première condamnation, que les accusations portées contre le romancier n’étaient « pas sérieuses », tout en louant la « clarté de vision » du président Abdelmadjid Tebboune pour trouver une issue. Sur la rive sud, ces propos ont parfois été reçus comme une condescendance post-coloniale, réactivant les plaies anciennes de la souveraineté contrariée.

    Depuis deux ans, la relation bilatérale traverse une zone de turbulences. Les restrictions de visas, les mémoires discordantes de la guerre d’Algérie et la compétition d’influence au Sahel constituent autant de dossiers susceptibles d’enflammer l’opinion. L’affaire Sansal vient s’ajouter à cette série, offrant un nouveau dossier épineux à des diplomates déjà mobilisés sur une multitude de fronts.

    Mobilisation intellectuelle et pression médiatique française

    En France, la condamnation a suscité une mobilisation protéiforme. Universitaires, éditeurs et élus de divers bords ont signé tribunes et pétitions réclamant la libération de l’écrivain, invoquant la liberté de création et le respect des droits fondamentaux. Le Premier ministre, François Bayrou, a évoqué devant l’Assemblée nationale l’« inacceptabilité » d’une telle peine au regard de l’état de santé fragile de Sansal, atteint d’un cancer.

    Pour Alger, cette agitation médiatique conforte l’idée d’une tentative d’ingérence déguisée. « Nous assistons à une instrumentalisation politique d’une procédure judiciaire souveraine », explique un diplomate algérien poste à Bruxelles, soulignant que « chaque communiqué parisien complique un peu plus la possibilité d’une issue gracieuse ».

    L’argument humanitaire, possible passerelle vers la clémence

    La Constitution algérienne confère au chef de l’État un droit de grâce. Plusieurs observateurs misent sur cette prérogative pour sortir du face-à-face sans perdant. Un proche du Palais El Mouradia rappelle que « l’Algérie a déjà gracié des opposants pour raisons de santé, dans un souci d’image et d’apaisement ». Reste que l’activation de ce levier dépendra d’un calcul subtil : sauver la face intérieurement tout en neutralisant l’argumentaire de la pression extérieure.

    Sur le plan juridique, la défense envisage un pourvoi en cassation, procédure qui, même si elle ne suspend pas l’exécution de la peine, maintient l’affaire dans un cadre purement judiciaire. Une grâce présidentielle interviendrait alors comme geste de souveraineté magnanime, plutôt que comme concession imposée.

    Entre crispation et ouverture, les scénarios d’après-verdict

    À court terme, la détention de Boualem Sansal risque de nourrir l’argumentaire des ONG qui jugent les libertés en recul au Maghreb. À moyen terme, toutefois, Alger pourrait estimer qu’une libération conditionnelle, assortie d’une interdiction d’expression sur la question des frontières, servirait mieux sa diplomatie de puissance montante dans le non-alignement.

    Quoi qu’il advienne, l’affaire rappelle la centralité du discours historique dans la légitimité étatique algérienne. Elle révèle également la difficulté, pour la France, de conjuguer soutien aux valeurs universelles et prise en compte des susceptibilités post-coloniales. Au-delà de la personne de Boualem Sansal, c’est la capacité des deux capitales à gérer leurs désaccords sans se replier sur les récriminations mémorielles qui se trouve ici mise à l’épreuve.

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