Close Menu
    Articles les plus lus

    CAN 2025: Sénégal-Égypte et Maroc-Nigeria, du lourd

    13/01/2026

    Assemblée nationale: Mvouba fixe le cap 2026

    13/01/2026

    CAN Maroc 2025 : AGL lance une caravane solidaire

    13/01/2026
    Facebook X (Twitter) TikTok YouTube
    En direct depuis Brazzaville :
    • CAN 2025: Sénégal-Égypte et Maroc-Nigeria, du lourd
    • Assemblée nationale: Mvouba fixe le cap 2026
    • CAN Maroc 2025 : AGL lance une caravane solidaire
    • Le nouveau roman d’Henri Djombo secoue les lecteurs
    • Mossendjo : pourquoi la police rassure au quotidien
    • Bryan Passi signe à Valenciennes: le pari défense
    • À Kinkala, l’hommage fort à Bernard Kolelas en messe
    • Hôpitaux au Congo : l’Italie injecte 236 M€ en équipements
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    brazza24.combrazza24.com
    Demo
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza24.combrazza24.com
    Accueil»Politique»À Johannesburg, Rabat audite le club des riches: la leçon africaine au SAI20
    Politique

    À Johannesburg, Rabat audite le club des riches: la leçon africaine au SAI20

    Publié par Solange Mavoungou26/06/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Une présence marocaine au cœur du G20 élargi

    Dans l’amphithéâtre feutré du convention centre de Johannesburg, les salutations protocolaires ont cédé la place à une tonalité plus incisive lorsque Zineb El Adaoui, Première présidente de la Cour des comptes du Royaume du Maroc, a pris la parole devant ses homologues des grandes puissances économiques. Pour la troisième année consécutive, l’institution marocaine s’est invitée à la table du SAI20, plateforme regroupant les contrôleurs d’État des pays du G20 et, par extension, les garde-fous de la dépense publique mondiale.

    Cette constance traduit une ambition : inscrire le Maroc parmi les acteurs qui façonnent les normes internationales de gouvernance financière. Dans une configuration où l’Afrique du Sud assure la présidence du G20 (décembre 2024-novembre 2025), la ville de Johannesburg offrait un signal politique fort : le Sud global entend ne plus rester spectateur des arbitrages budgétaires planétaires.

    Financement des infrastructures : le plaidoyer pour une réforme structurelle

    Le premier axe de débat a porté sur l’épineuse question du financement des infrastructures dans un contexte marqué par la soutenabilité de la dette et l’urgence climatique. « Nous plaidons pour une réforme structurelle du financement du développement international, fondée sur la justice, l’inclusion et une représentation accrue du Sud », a martelé Mme El Adaoui devant ses pairs.

    Sous les lambris diplomatiques, le message est limpide : les modèles actuels de financement, dominés par les agences multilatérales et les marchés de capitaux, peinent à intégrer les coûts réels des aléas climatiques ou les fragilités institutionnelles des pays à revenu intermédiaire. Rabat rejoint ainsi la rhétorique du Trésor sud-africain et des chancelleries d’Asie du Sud, qui appellent à une « architecture financière globale repensée » pour éviter un engrenage d’endettement sans création de valeur durable.

    Les discussions ont également révélé les fragilités de la gouvernance des projets, souvent plombés par une faible coordination inter-ministérielle et un déficit de compétences techniques dans les pays les plus vulnérables. À cet égard, l’expérience marocaine de contractualisation des grands chantiers – ligne TGV Tanger-Casablanca, ports Tanger Med et Nador West, ou encore complexes solaires de Ouarzazate – a été citée comme modèle combinant audit ex-ante et contrôle concomitant.

    Compétences d’avenir : le défi silencieux des transitions

    Le second thème phare, l’« upskilling » des ressources humaines, a suscité un consensus rare. Dans un monde où l’intelligence artificielle bouleverse déjà les chaînes de valeur administratives, les SAIs redoutent une obsolescence accélérée de leurs propres méthodologies. Le président de la Cour des comptes d’Inde a ainsi prévenu : « Sans compétences data-centric, nos audits courront derrière les algorithmes au lieu de les contrôler. »

    Le Maroc, qui a inscrit l’économie numérique et la requalification des métiers dans le Pacte national pour l’investissement, a défendu une approche pragmatique : associer universités, acteurs privés et organismes de contrôle dans des laboratoires d’expérimentation. Le plan stratégique 2022-2026 de la Cour des comptes, intégré aux orientations royales, prévoit la création d’une cellule d’intelligence artificielle appliquée à l’audit des grands programmes sociaux. Objectif : croiser plus rapidement données fiscales, état d’avancement des chantiers et indicateurs de performance.

    Diplomatie de l’audit : un maillage Sud-Sud en plein essor

    Au-delà de la tribune officielle, la diplomatie de couloir a été dense. Les entretiens bilatéraux de Mme El Adaoui avec ses homologues d’Arabie saoudite, du Brésil, d’Inde, de Russie, d’Égypte et de Türkiye ont balisé un réseau de coopération tourné vers la mutualisation des bases de données et la formation croisée des auditeurs.

    Cette dynamique traduit l’évolution du soft power marocain, désormais fondé sur le partage de savoir-faire institutionnel plutôt que sur la seule projection économique. Dans un contexte d’élargissement des BRICS et de montée en puissance des coalitions non occidentales, le renforcement de la confiance entre institutions supérieures de contrôle constitue un levier discret mais stratégique. En alignant ses initiatives sur celles de l’INTOSAI, Rabat s’offre une visibilité supérieure à celle que son seul poids économique autoriserait.

    Impact national et répercussions internationales

    Sur le plan intérieur, la Cour des comptes entend capitaliser sur l’effet vitrine du SAI20 pour légitimer davantage ses recommandations auprès des décideurs marocains. L’institution rappelle que ses rapports ont déjà contribué à la rationalisation des dépenses de la Stratégie Génération Green dans le secteur agricole et au recentrage des subventions énergétiques vers la transition verte.

    À l’international, l’alignement entre SAI20, G20 et les priorités de l’Agenda 2030 ouvre la voie à une plus grande intégration des SAIs dans la mécanique de suivi des engagements climatiques. Plusieurs délégations ont d’ailleurs proposé la création d’un tableau de bord partagé mesurant l’efficacité des dépenses vertes, initiative que la Cour marocaine soutient activement.

    Vers un nouveau contrat de confiance budgétaire

    La clôture du Sommet a consacré un communiqué rappelant la centralité des SAIs dans la stabilité macroéconomique mondiale. « Nous ne sommes pas les censeurs du passé mais les architectes de la confiance budgétaire », a résumé le contrôleur général sud-africain.

    En réaffirmant la nécessité d’une gouvernance plus inclusive, le Maroc se positionne dans un jeu d’équilibres délicats : consolider sa crédibilité auprès des bailleurs traditionnels tout en plaidant pour une voix africaine plus audible. Si la crise multidimensionnelle – sanitaire, climatique, géopolitique – nous apprend une chose, c’est que la solidité des institutions de contrôle devient un actif stratégique. Rabat l’a bien compris ; à Johannesburg, la Cour des comptes a rappelé qu’auditer, c’est aussi diplomatie.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentCabo Delgado : comment disparaître 120 enfants sans émouvoir la planète
    Article Suivant Qui chavirera en Méditerranée ? Tripoli invite Ankara à sonder ses abysses

    Articles sur le même thème

    Assemblée nationale: Mvouba fixe le cap 2026

    13/01/2026

    Mossendjo : pourquoi la police rassure au quotidien

    12/01/2026

    À Kinkala, l’hommage fort à Bernard Kolelas en messe

    11/01/2026
    Événement
    Articles Récents

    Billets CAN 2025: ruée digitale avant le grand show

    13/10/202559

    Washington–Brazzaville : Françoise Joly relance un dialogue stratégique de confiance

    26/07/202539

    Bébés noirs : comment l’État sécurise et réinsère

    03/10/202526

    Brazzaville en deuil après le décès de Vichèle Mampouya

    28/10/202521
    Ne manquez pas
    Environnement

    Bilan 2025 : Françoise Joly, une diplomatie d’influence au service du repositionnement stratégique du Congo

    Publié par Sylvie Nkouka19/12/2025

    L’année 2025 s’impose comme l’une des plus denses de la diplomatie congolaise de la dernière…

    Congo-Russie : cap sur la protection des capitaux

    24/10/2025

    Budget-programme CEMAC : Brazzaville dans la lumière

    23/10/2025

    Congo-Chine : coulisses d’un partenariat stratégique

    01/09/2025
    Abonnez-vous
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Informations
    Informations

    Brazza24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok RSS
    Choix de la Rédaction

    CAN 2025: Sénégal-Égypte et Maroc-Nigeria, du lourd

    13/01/2026

    Assemblée nationale: Mvouba fixe le cap 2026

    13/01/2026

    CAN Maroc 2025 : AGL lance une caravane solidaire

    13/01/2026
    Articles Populaires

    Le nouveau roman d’Henri Djombo secoue les lecteurs

    12/01/2026

    Mossendjo : pourquoi la police rassure au quotidien

    12/01/2026

    Bryan Passi signe à Valenciennes: le pari défense

    12/01/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.